Voilà, comme d’habitude, nous avons fini en beauté. C’est toujours le dernier cours où l’on sent l’ apogée du travail de la semaine. Pas une fin en soit bien sûr, mais on termine quelque chose. On se sent relâché comme jamais, on sent, on perçoit le corps du uke, ses muscles, ses articulations, ses erreurs, ses réussites, et ses déséquilibres, comme jamais. On a l’énergie sans la fatigue. Un parfait équilibre s’est installé dans nos corps entre capacité et volonté, relachement et énergie.
Mais si tout ça peut être réuni l’espace d’une heure, si de manière tenue, fragile, presque imperceptible, on peut appréhender l’effet de cette semaine dans notre intérieur, c’est pour le perdre lorsque ce cours s’arrête, c’est parce que ce travail est une éternelle recherche.
Mais, il existe ce moment ! Ce dernier cours où un aboutissement nous est permis d’être effleuré.
Et ça, c’est un trésor aussi bien pour le corps à ressentir que pour la recherche dans laquelle on est.
Et comme pour bien des choses, c’est au contact de l’autre que cela s’explore.
Pour retrouver encore ces instants, sans cesses nous cherchons à progresser.
C’est une quête.
C’est une drogue.



