Pour se mettre en forme avant la castagne, un bon petit dej’ s’impose
Et on a amené la confiture fraise-framboise de Fred et Didier
Une tuerie !
Ce stage est patronné par Poivre d’Ane, le meilleur resto de Romans
Alalalalala ! On a eu tellement d’informations qu’on arrive pas à tout enregistrer…
Ce matin, nous avons appris le ikkyo de Yamagushi ! Nananère !
Le mercredi, il y a un cours de karaté à 20h. Donc tranquillement Philippe nous a dit que le cours allait finir un petit quart d’heure plus tôt.
Soudain, un bellatre body-buildé débarque dans le cours et nous dit qu’il a le dojo pour son cours et qu’on doit se barrer. Après avoir soulevé Philippe G. 10 fois (40 kilos à bout de bras quand même !), nous sommes sorti faire le cours à côté de la piste cyclable. Le dojo s’est instantanément rempli de vieilles basquaises, venues se renforcer musculairement, elles pouvaient en avoir besoin.
Après quelques exercices de mains collantes, Philippe n’a pas hésité une seconde à nous projeter dans l’herbe, mouelleuse mais humide et sur un sol quand même dur.
Le cours a été raccourci lorsque le vent et la pluie se sont invités à suivre le cours.
Une grande première
Jeudi soir : soirée stage à Funtarabia… super concert de rock, on était 20 à table, Philippe Grangé en grande forme. Superes tapas (quoi, y a une fôte et alors ?). Super soirée, très conviviale, bon, on a du rentrer à la nage mais bon, ca fait du bien, bain de minuit. Ola.
6 jours avec Maitre Grange des foins – Ô la la respect STP là, et oh là petite, RESPECT ! Sensei Grangé, c’est comme si les certitudes (je SAIS faire ikkyo) étaient parties en migration vers le Pôle Nord : cela chauffe dans les genoux, cela glace aux pieds qui reçoivent toute l’énergie de la connexion avec l’Autre. On découvre ikkkkkyo. D’autant qu’à chaque fois que l’on ne sait pas faire un mouvement d’aikitaiso, on a la chance – que dis-je : l’honneur et l’avantage - de pouvoir zieuter Maîtres Fanette ET Jérôme ou Jérome et Fanette (les stars du tatami) voire Jernette (une pure harmonie symbiosale), qui depuis le temps, ont tout de même intégré « quelques » principes (ah ben quand même) au creux des hanches. Non seulement ils sont bons, mais ils sont bons. Comme de la bonne pâte à modeler sur laquelle Philou se fait les dents.Ils sont gentils aussi, et tellement drôooooles ! Je vais vous dire, moi je ne les connaissais pas, et bien, ces petits jeunes, ils valent le déplacement. Mais cela, vous le savez, vous, lecteurs que je ne connais pas – non plus -. Rien à dire sur les principes de relâchement (on relâche comment ? ben on relâche, quoi, c’est quand même pas compliqué) compris ou pas compris, ni sur les techniques, n’ayant personnellement aucune capacité à rendre compte de telles choses. Dommage pour vous. Demain, dernier cours pour les petits loups romansouannais (ih ah) et pour moi, la migration douce vers le Grand Nord. Ravis de vous avoir lus (euh… non, bon, comment on dit l’inverse ?). A l’année prochaine si tout va bien ! Bonne route vers la sagesse.
Hier matin Philippe a commencé le cours très intensément. Alors à la pose, étant épuisée, je lui signifie : « le rythme est très soutenu ce matin… malgré notre fatigue… » Vous voyez le genre. Il me dit que nous, on doit avoir l’habitude que ce soit très intense avec Christian D…
Hier après midi, c’était l’aikido interne .. à l’extérieur. Cela ne s’invente pas, mais Philippe l’a fait ! Personnellement, je n’étais pas là, j’arrive pour les regarder suer sur le tatami et je découvre des dizaines de femmes allongées par terre, les jambes en l’air, sur un air de techno, en train de compter leurs abdos. OK. Nos amis ont été jeté dehors sous la pluie locale qui les a rattrapé en fin de cours, je les ai donc trouvés sur la pelouse, l’air à la fois frigorifié mais content quand même, allez comprendre le mystère Grangé. Moi je ne pratique l’aikido que de façon, disons, intermittente, et la reprise après quelques années de vide intersidéral s’est faite à Pluneret, cru 2011. Découverte d’un homme aux mots rares et précis, qui donne tout sans avoir l’air, tout en lignes, une sorte d’apesanteur avec un puissant ancrage dans le sol. Un sensei en totale cohérence, qui semble retenir ses mots pour ne pas enfermer sa pensée dans un discours qui, peut être, dans quelques minutes, sera dépassé ? Bon, cet après midi, la géométrie du corps se fait à l’air libre, entre hanche et bout du pied au creux de la main (mais non ils ne sont pas aussi souples, c’est une IMAGE !) pour tisser un lien entre soi et soi-même. Quand on capte une précision, une explication, on est contents, mais le truc que l’on se demande c’est : a t’on vraiment bien saisi le concept, le principe qui sous-tend le placement de l’orteil droit par rapport au bout de son oreille gauche, diagonale sans laquelle le corps ne tient plus droit ? Je laisse les autres raconter tous les principes découverts ou redécouverts au fil des cours de la semaine, je ne maitrise plus les techniques et termes savants, mais franchement, katate dori uchi kaiten nage par et avec Philippe G, c’est Géant. Paume de la main vers le haut, la hanche aspire le bras – comme on marche en somme – et on descend. Tout le monde descend d’ailleurs. Sauf quelques récalcitrants qui trouvent qu’à 9h35 du matin, il y a peut être mieux à faire que manger un tapis vert en se râpant la langue sur le pied du voisin. Tout est question de perspective. Ceux-là, ils n’ont pas envie de descendre, alors ils te disent « non, c’est pas tout à fait cela, tu dois plus descendre tes hanches tu vois ? » et restent campés sur leurs deux jambes en rigolant… Nan je blague, ces gens là, ils n’existent pas ici. Marion nous observe depuis les gradins, note la « ligne » de chacun, prend des photos (des preuves que cela existe ?) et comprend. Car ELLE comprend !!!!! Moi pas, mais c’est certainement parce que j’ai le nez dessus. C’est ENORME alors du coup, le grand angle ne suffit pas. C’est à espérer que demain, le corps saisira une nouvelle nouvelle sensation. Bonne nuit.